"Dans un univers de cyclistes, seuls les sophistes freinent, les autres se graissent la patte"

Le Moine Fou Barbapou

samedi 10 décembre 2011

ÇA SENT LE SAPIN



Aimée MANN, ancienne chanteuse de 'Til Tuesday, ancienne petite amie de Jules Shear, devenue célèbre grâce à la bande originale de Magnolia en 1999, considérée par certains comme l'Elvis Costello américain (et féminin), a sorti il y a 5 ans un superbe album de Noël (One more drifter in the snow), doux, élégant et mélodique comme tous ses albums, contenant des originaux et des reprises. J'adore sa version de "Winter Wonderland".
Nous, on a "Petit Papa Noël", chacun a les chants de Noël qu'il mérite...

vendredi 2 décembre 2011

Avez-vous des brocolis ?




Marcel Gottlieb, plus connu sous le pseudo de Gotlib, a sérieusement abimé nos zygomatiques il y a quelques années, et continue de le faire lorsque d'aventure nous nous risquons à relire certains exposés du professeur Burp, les chastes frasques sexuelles de Gai-Luron (avant que celui-ci ne se dévergonde dans Fluide Glacial) ou les considérations philosophiquement pilleuses de Momo le Morbaque.





Il a accordé récemment un long entretien à France-Culture dans le cadre de l'émission "A voix nue", diffusé en cinq fois. Les podcasts (qui ne restent en ligne qu'une semaine) ont été scrupuleusement récupérés et stockés par Paulramone en personne.





dimanche 13 novembre 2011

FLAMANTS ROSES









Archive est de ces groupes dont l'absence d'image tient lieu d'image.
On a l'impression quand on les voit en photo de découvrir que nos voisins de palier se sont mis à la musique. Pas très rock tout çà... De toutes façons, çà n'est pas du rock.
Comme tout le monde, j'ai d'abord pensé à Pink Floyd la première fois que j'ai entendu "Again" sur "You all look the same to me" : même impression d'être emporté par la musique qui monte en puissance progressivement, rythme hypnotique, mélodie dépressive, de quoi réjouir l'adolescent cafardeux qui sommeille en chacun de nous.
Archive est la seule vraie bonne chose du film "Michel Vaillant" dont il a fait la musique.
Archive a eu la grande bonté d'accepter que la Radio Suisse Romande mette en ligne son excellente prestation au Paléo Festival de Nyon le 22 juillet 2010. Nyon dont on rappellera qu'y résidait le professeur Topolino avant l'explosion de sa maison.

La RSR, pas en reste, a carrément décidé de mettre en ligne les enregistrements audio de tous les artistes passant au Paléo Festival et l'acceptant (c'est là). Les concerts restent en ligne pendant environ un an. Le concert d'Archive ci-joint n'y est plus, mais que ne ferait Paulramone pour la communauté des internautes de plus en plus nombreux qui le suivent ?

ARCHIVE au PALEO FESTIVAL 2010


dimanche 8 mai 2011

ARANDBI VINTAGE




J'ai eu bien du mal à trouver un titre ne faisant pas allusion au divin marquis pour pouvoir parler de Raphael SAADIQ (ami en arabe), un des excellents représentants du retour du R&B à des valeurs musicales à l'ancienne : moins voire pas de machines, un son analogique qui fait plaisir aux oreilles, on se croirait revenu à Detroit à la grande époque où Motown trustait les premières places. Un son Detroit (Motown) plus que Memphis (Stax), lissé, pop avec des violons quand il en faut. Une voix très soul, on est loin du registre des blues shouters. Et puis ce garçon écrit des chansons mélodiques qui n'oublient jamais le swing et a un look qui nous change des standards gangsta (on est très proche de Malcolm X sur celle-ci et je pense que c'est voulu).

Il est interviewé par Olivier Cachin, référence pour la musique populaire afro-américaine, dans le numéro de Rock & Folk d'avril 2011 : on y parle de Muddy Waters, de Rolling Stones, de Dylan et de Stevie Wonder, on reste clairement dans le vintage et çà fait plaisir aux vieux comme moi.
Le nouvel album, "Stone Rollin" est écoutable en streaming ici, grâce à l'excellente radio publique américaine NPR, qui nous fournit aussi le concert d'un peu plus d'une demi-heure que je mets en ligne ainsi que les 3 morceaux acoustiques du Tiny Desk Concert.

Merci NPR!!!



SXSW 2011: Raphael Saadiq, Live In Concert


Raphael Saadiq: Tiny Desk Concert

dimanche 6 février 2011

MY COBBLER























Hier, mon cordonnier a catégoriquement refusé de ressemeler mes vieilles chaussures marrons sous le fallacieux prétexte qu'elles étaient pourries. Des chaussures d'à peine 5 ans que je venais de cirer avant de les emmener se refaire une beauté.
Old Brown Shoe est une des chansons des 4 Liverpuldiens qu'il m'est arrivé d'écouter en boucle à certaines périodes. Chanson courte, énergique, simple, pop, correspondant tout à fait à la définition de la power-pop que joueront un peu plus tard Badfinger ou Big Star. Elle a le son des Beatles entre l'album blanc et Abbey Road, avec un gros son de basse, très peu de guitare alors qu'elle est écrite et chantée par le guitariste solo du groupe et une batterie encore plus épurée que d'habitude (je me demande si çà n'est pas Macca qui joue). Un discret piano bastringue derrière tout çà et le voix de George doublée me semble-t-il par John (ou par John+Paul ?). Un morceau presque punk tellement il parait simple. George entrait vraiment à l'époque dans la cour des grands.
Mon cordonnier aurait pu faire un effort...


mercredi 12 janvier 2011

ANGUS


Il est Australien, il se prénomme Angus, il joue de la guitare... Je découvre Angus Stone et sa soeur Julia grâce à la White Session rediffusée il y a quelques jours par Bernard Lenoir. "Folk classieux" d'après le-dit Bernie, la définition me semble tout à fait pertinente et adaptée.
Je ne connais pour l'instant que la White Session (la version vinyle du dernier album est en attente de réassort sur Amazon et je l'attends avec impatience).
Agréable, mélodique, émouvant, à se passer entre deux disques d'AC/DC.







Private lawns

Big Jet Plane

I'm not yours

mardi 28 décembre 2010

AMOUREUX



Le Père Noël dans sa grande sagesse m'a entre autre amené le magnifique ouvrage broché sorti chez Plon intitulé "Dictionnaire Amoureux Du Rock" d'Antoine de Caunes. Cet homme n'est pas simplement celui qui a incarné les hilarants Gérard Langue-de-Pute et autres Didier l'Embrouille sur Canal+, il est surtout l'inventeur de Chorus, géniale émission qui entrecoupait nos mornes dimanches de giclées de rock télévisé en 1979 et 1980, à une époque où Guy Lux et Danièle Gilbert régnaient encore en maitres sur les "variétés". Chorus n'était pas la première émission de rock à la télévision française, mais j'étais trop petit au moment de Pop2 et minuscule au moment de "Bouton Rouge". Le regretté Freddy Hausser, futur réalisateur régulier du JT de France 2, avait fait une émission excellente aussi, intitulée Juke-Box et qui avait précédé Chorus (je me souviens en particulier de l'émission sur le 2ème festival punk de Mont-de-Marsan en 77 et d'un très bon portrait d'Higelin). Mais Chorus ne passait pas à 23 heures, était hebdomadaire, et avait trouvé après quelques tâtonnements (présentation de l'émission par Shitty ex-Au Bonheur des Dames et futur membre de l'équipe de la Nouvelle Star, puis par Patrice Blanc-Francard qui bossait à France-Inter et Rock & Folk, futur PDG de Disney Channel France) le duo de présentateurs idéal avec Antoine de Caunes, le jeune producteur de l'émission, et Jacky Jacubowitz, attaché de presse chez Phonogram, clown muet s'agitant désespérément derrière un de Caunes plus ou moins impassible. L'émission passait des concerts enregistrés pour l'occasion, au Théatre de l'Empire, entre deux émissions de Jacques Martin. Je me rappelle être allé à l'un de ces enregistrements à l'Empire, un mois de décembre, pour une affiche réunissant Bijou, Little Bob Story et Starshooter. Grand moment, même si tous ces concerts étaient trop courts.
De Caunes nous a donc permis à cette époque où l'on avait le choix entre trois chaines de voir Dr Feelgood, Higelin, XTC, Jonathan Richman, Elvis Costello, les Cure, Magma, les Ramones, Dire Straits (bien avant les stades), Jam, le Clash, Kevin Coyne et ... énormément d'autres.

Tout çà pour dire que ce garçon partait déjà avec un a priori favorable.
Et puis là, il nous fait un dictionnaire AMOUREUX, c'est à dire subjectif, de mauvaise foi, oublieux de données sensées être fondamentales, anti-scientifique, tout ce que je demande aux musiques que j'aime. Evidemment, j'ai aussi besoin de dates, de lieux d'enregistrement, de discographies complètes, de biographies exactes qui participent également à l'amour de la chose rock (ou pop ou toutes des sortes de choses), mais que serait la fan-itude (merci Ségo) sans subjectivité ? C'est aussi cette subjectivité qui nous permet d'apprécier des choses parfois totalement rock'n'rollesquement incorrectes, de la B.O. caraméloïde de "Lâche-moi les Baskets" aux Osmonds Brothers.
Je n'ai fait que commencer ma lecture, mais c'est le genre de bouquin que l'on peut déguster par petits morceaux, en prenant son temps.