"Dans un univers de cyclistes, seuls les sophistes freinent, les autres se graissent la patte"

Le Moine Fou Barbapou

jeudi 6 février 2020

Québec

Toujours profiter des voyages pour jeter un oeil sur les vinyles locaux. Quleques jours à Québec,  une balade rue Saint-Jean dans le froid, et trois boutiques en 200 mètres. Bon, cest comme partout, les bacs à 5 dollars ne regorgent pas de merveilles, beaucoup de soft rock américain variétisant, un peu de Céline Dion à différents stades de son évolution esthétique,  du Johnny, pas de Sardou.
Le sublime "Alibis" de Carole Laure, ainsi que plusieurs albums de Lewis Furey étaient là.
Pas de bonne surprise, mais j'attends Montréal...

dimanche 22 avril 2018

Grand Jacques

Higelin maintenant. On a du mal à suivre le rythme des décès chez les gens qu'on aime.
Higelin. 1977. Seconde. Lycée Carnot. Je découvre tout en même temps, Sex Pistols, Genesis, Marie et les Garçons, la France Gall sixties...
On parle d'Higelin comme d'un vieux qui vient de découvrir le rock. 37 ans au compteur, une longue carrière dans la Rive Gauche. Je ne connais pas tout çà.  À la télé, Freddy Hausser (feu Freddy Hausser) fait un reportage sur Higelin dans son émission Jukebox. Ce garçon a l'air un peu dingue, c'est un rocker qui aime l'accordéon et Charles Trenet. C'est grâce à lui que je me mettrai à écouter et à aimer Trenet quelques années plus tard.
Pas les moyens d'acheter son disque, faut faire des choix.
En fin de seconde, on va avec les branchés de la classe à la fête de soutien au mensuel Antirouille, porte de Pantin me semble-t-il, Higelin et Ange en vedette,  Michèle Bernard se fait huer parce qu'elle joue de l'accordéon, çà doit rappeler quelque chose à JH qui avait subi le même traitement 3 ou 4 ans avant. Il y a aussi David Rose, un violoniste qui joue avec Yves Simon, et puis le groupe Imago.  Premier concert d'Higelin pour moi, je ne connais pas les chansons ou presque, je me rappelle de Paris-New York avec beaucoup d'impros déjà.
L'année suivante, "Pars" est un petit tube, j'entends à la radio "Lettre à la p'tite amie de l'ennemi public n°1" et j'aime beaucoup. Le disque (No man's land) passe lors des soirées, plutôt sur la fin de celles-ci.
Je découvre peu après, mais après coup, BBH 75 et Irradié, les deux albums purement rock, Bertignac jouait sur Irradié avant la formation de Téléphone, çà donne une crédibilité... J'ai ces 2 albums sur cassette, j'aime Cigarette, sublime ode à la clope, Boxon, Rock In Chair et plein d'autres. À posteriori, on se dit qu'il n'y avait pas grand monde à l'époque en France qui avait un son aussi rêche et sobre.
JH fait partie des premiers à être programmé dans Chorus sur Antenne 2.
En 1979 sortent le même jour "Champagne pour tout le monde" et "Caviar pour les autres". Je reçois Caviar à Noël, mon premier vinyle de JH, et le seul pour un bout de temps. Je l'écoute en boucle pendant que tout le monde entend Champagne à la radio, je fais mon snob dans mon coin. Je n'achèterai Champagne qu'une vingtaine d'années plus tard.
Après, c'est les années 80.
Y'en à qui aiment.
Je revois JH vers 83 ou 84, dans un théâtre Parisien, peut-être Mogador ? Je ne sais plus. Concert bien délirant, mais je décroche peu à peu dans les années qui suivent.
J'aime bien la chanson pour la naissance d'Izia en 91, j'achèterai deux albums après 2000 (Amor Doloroso en 2006 et Beau Repaire en 2014), mais les six albums des 70's restent mes préférés. Vieux con on naît, vieux con on reste.
Top Five :
-Lettre à la p'tite amie de l'ennemi public n°1
-La rousse au chocolat
-L... comme beauté
-Ci-gît une star
-Cigarette

samedi 6 janvier 2018

People have the Power

Le pauvre Duffy Power portait ce nom parce que tous les poulains de Larry Parnes, manager de la plupart des premiers rockers Britanniques, leur donnait un nom qui "pétait" : Marty Wilde, Billy Fury... Il n'y avait que Johnny Gentle, accompagné lors d'une tournée en Ecosse par les futurs Beatles, qui portait un nom "soft".
Malgré son nom de super-héros, Duffy à comme toute sa génération été envoyé aux oubliettes par Paul, John et les autres.
Il s'est assez rapidement reconverti dans le Blues Boom naissant, avec une voix tout à fait adaptée. Ce disque fait partie de ces excellentes surprises trouvées dans les bacs à vinyles pas chers, les seuls que je fréquente avec assiduité.
Enregistré probablement vers 1965 d'après les notes de pochette, avec des futures célébrités du genre de John McLaughlin ou de Jack Bruce. Œuvre refusée à l'époque par toutes les maisons de disque, sortie 5 ans plus tard en tentant de jouer sur le nom des accompagnateurs , sans le moindre succès.
On entend un disque typique du R'n'B anglais du milieu des 60's, çà fait penser parfois à Georgie Fame (autre nom débile dû à Larry Parnes), c'est sur certains morceaux très sobre et rêche, genre Blues des campagnes (Leasing Blues), la voix devient celle d'un crooner sur d'autres (It's funny), Duffy me semble être par ailleurs un guitariste tout à fait correct (Louisiana Blues).
Belle voix, accompagnateurs prestigieux, sobriété des arrangements : aucun succès. Faut pas chercher à comprendre. Se souvenir aussi qu'à lépoque sortaient toutes les semaines des disques sublimes.
Le disque, que j'ai acheté aux puces de St-Ouen me semble-t-il, est une réédition de 1986 avec des notes de pochettes très informatives. Le disque original de 1971 s'appelait "Innovations"
Je tente d'entrer dans une périodes dite d'écoute des vinyles (versus la période dite d'achats des vinyles). Vais-je réussir à rester aussi sobre dans mes achats que Duffy Power dans ses arrangements ?
Question aussi fondamentale que totalement futile.

dimanche 14 mai 2017

PINGOUINS

Premier post de ce blog réalisé sous environnement Linux.


Moi, en fait, les pingouins, çà me fait plutôt penser à Fleetwood Mac, ou à Arthur évidemment.


Mon DELL VOSTRO-1000 s'est méluchisé brutalement quand Windows lui a signifié qu'il arrêtait de mettre à jour Vista. Vent de révolte, même si Vista était loin d'être une merveille. On me proposait bien d'installer Windows 10 contre des espèces sonnantes et trébuchante : pas question pour ce pauvre ordi portable de 10 ans d'âge. Mieux valait une cure de jouvence et surtout un allègement du système, qui me permettrait peut être de lutter contre l'obsolescence programmée ayant depuis longtemps atteint Vostro.

Çà faisait longtemps que je tournais autour de l'idée de tester Ubuntu. Un petit tour sur les forums, un petit téléchargement, une gravure sur DVD d'Ubuntu 16 04 2 LTS, une installation finalement assez facile au prix de l'effacement complet de Windows Vista et des données, et je me retrouve avec une machine qui me semble beaucoup moins lente et qui me permettra de surfer, d'écouter de la musique et d'écrire les nombreux posts qui étanchent la soif de culture des innombrables abonnés à ce blog.
L'insoumission est partout en ce jour d'intronisation du mari de Brigitte.

dimanche 22 janvier 2017

SOLDES

Les soldes nouvelles ont débuté il y aune dizaine de jours, j'ai réussi à aller visiter mon disquaire local préféré dès le premier jour.
Nouveauté cette année : beaucoup plus de vinyles neufs qu'auparavant. Merci au retour du vinyle qui fait un peu baisser le prix du neuf (mais augmenter le prix de l'occasion).
Le prix a toujours fait partie intégrante de mon raisonnement concernant l'achat des disques, çà m'agaçait,çà m'agace encore, de mettre une fortune dans une rareté. Je ne suis pas un vrai collectionneur, même si je suis franchement pathologique face à un bac de vinyles.
C'est en seconde que j'ai découvert mes premiers magasins de disques d'occasions.
Çà a commencé par "L'évasion" un petit magasin situé rue de Vaugirard au métro Pasteur. Un baba barbichu sympa tenait cet endroit où on trouvait toutes sortes d'albums aux alentours de 14 Francs, il vendait aussi des vieux Rock & Folk et autres produits culturels passionnants pour l'ado qui découvrait en même temps les Sex Pistols, Genesis, America et Patti Smith. Pas très loin à pied, boulevard du Montparnasse, presqu'en face de Clémentine Disques (où je ne mettais pas les pieds : trop cher), il y avait Montparnasse Musique, ou j'aurais pu acheter le premier New York Dolls ou le dernier Variations (Café de Paris)si je n'avais pas préféré un double de vieux titres de France Gall (période Philips, avec quelques chansons signées Gainsbourg, mais pas que), écouté par la suite des dizaines de fois.
J'avais déjà perdu toute crédibilité rock...
Il fallait de toutes façons faire un choix, globalement deux disques d'occasion (ou un neuf) par mois. C'était déjà pas mal. Cette manière d'acheter de la musique rend tolérant à la frustration... Je n'achetais quasiment jamais les disques au moment de leur sortie, j'attendais, parfois très longtemps, qu'ils arrivent dans les bacs d'occasion. Certains disques n'y arrivaient jamais. Quand d'autres étaient enfin là, j'avais pu' envie... C'est en partie comme çà que j'ai raté des pans entiers de la culture musicale des années 70 (l'autre raison, c'est que j'avais cru comprendre en lisant R&F que presque toute la musique d'avant les punks de 77 était à rejeter (merci Philippe Manœuvre), on est très influençable quand on a 15 ans....). Je me souviens avoir trouvé "Get Happy" (chef d'œuvre de Northern Soul énervée de Costello)
d'occasion quelques mois après sa sortie. Le début d'une grande histoire d'amour à sens unique.
Tout çà avait un gros inconvénient moral : je ne rapportais pas beaucoup aux artistes. Pas de quoi être fier.