"Dans un univers de cyclistes, seuls les sophistes freinent, les autres se graissent la patte"

Le Moine Fou Barbapou

lundi 11 janvier 2016

Lemmy

Morrison ou Janis diraient que c'est pas très chic de décéder à 69 ans, alors qu'à 27... Lemmy a attendu d'avoir juste 70. Bowie va-t-il créer un nouveau club des rock-stars disparues ?
Je n'étais pas un fan hardcore du beau David, mais il faut bien admettre qu'il a fait des grandes choses, surtout, et je suis loin d'être original, dans les années 70.

En guise d'hommage, "A Song For Ziggy" par Jérôme Soligny (spécialiste n°1 en France de Bowie) sur la compilation "Bandes De France Vol. 1" (1981), "Unisex", peut-être la chanson la plus Bowienne de Patrick Juvet et le maitre lui-même reprenant en live en 2003 sa version du Pablo Picasso des Modern Lovers.
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Et puis enfin, le lien pour l'émission de Michka Assayas sur France Inter diffusée quelques heures avant l'annonce de la mauvaise nouvelle, intitulée "Bowie et ses Maitres" (thanks to M-KiKi@labaule.fr).

jeudi 7 janvier 2016

Original Sin

Le voilà mon péché originel. C'est à cause d'eux que je ne suis jamais devenu un vrai rocker attaché à "la cause", que je suis resté un mou du genou prêt à aimer Alain Souchon et les Sex Pistols, les dB's et Fleetwood Mac version californienne, Bijou et Téléphone, voire les Beatles et les Stones...

J'avais 10 ou 11 ans, et ils étaient énormes avec "Crazy Horses" qui n'est pas mon titre préféré, mais qui est le plus proche du son de l'époque, du Hard Rock Glitter efficace qui a été je pense leur plus gros tube.

Quand on réécoute de la manière la plus impartiale possible (ce qui est loin d'être mon cas ...) ce qu'ils enregistraient à l'époque, on remarque la voix rauque du lead singer (Alan ? Wayne ? Merril ? Jay ?), parfois pas si loin de Rod The Mod (là, j'y vais franchement fort!), on note qu'au moins un album a été enregistré à Muscle Shoals, ce qui n'est pas rien.
Certes, on retient aussi la copie blanche des Jackson Five ("One Bad Apple"), puisqu'ils ont été à une certaine époque "vendus" comme çà.

J'avais donc 10 ans et une de mes sœurs avait acheté Crazy Horses, que j'ai probablement plus écouté qu'elle. Au mois d'aout 73, deuxième (et pour l'instant dernier) séjour en Angleterre pour le mariage de mon frère ainé, achat dans un supermarket de Peterborough du 45 tours "Goin' Home/Are You Up There?". Mon tout premier investissement vinylique. Pas de possibilité d'écoute sur place, nous étions dans une caravane, mais écoute intensive lors de notre retour en Lorraine. Je lisais les "Mlle Age Tendre" et "Salut les Copains" de mes sœurs, ce qui me permettait d'avoir des informations fascinantes : les Osmonds étaient parrainés en France par Line Renaud (comme Johnny 12 ans avant), ils étaient de religion Mormon, ce qui leur permettait d'être polygames (cool), ils étaient les nouveaux Beatles (j'y ai cru !). Rien de tout çà ne me surprenait ou me choquait à l'époque, pas de MC5, de Stooges, ni même de T.Rex ou de Bowie, les Osmonds uniquement. Mon copain Thierry avait reçu pour Noël l'album "Crazy Horses" sur la couverture duquel ils posaient dans une casse de voitures, de vrais et dangereux punks avec des sourires Ultra-Brite qui ne les quittaient jamais !! Je pense que c'est le premier album qu'il avait reçu en cadeau. Nous écoutions çà en boucle, trop cool de ne pas être obligé de se lever pour changer de disque après chaque chanson. Notre fanitude allait loin, jusqu'à avoir acheté des singles de Little Jimmy Osmond, le petit frère qui avait à peu près notre âge

Cet album est loin d'être nul, les frères écrivent et jouent leurs chansons, ils co-produisent et ne sont pas de simples marionnettes, c'est le cas aussi pour l'album "The Plan" d'où sera extrait "Movie Man". Mais pour moi, pas d'album à l'époque, uniquement des singles, usés jusqu'à la corde pour certains, le dernier pour moi sera "Love Me For A Reason", ils n'écrivent plus et chantent du mielleux mélodique, j'adore, même si je suis passé à autre chose. La honte totale !


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lundi 4 janvier 2016

In The Crowd

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Un (je l'espère) court arrêt de travail m'a permis de revoir "Un enfant dans la foule" film de Gérard Blain vu à l'époque de sa sortie en 1976, un des premiers films que j'étais allé voir tout seul comme un grand. J'étais en troisième, j'avais adoré, mais ne suis pas sûr d'avoir tout compris à l'époque. Je ne l'avais jamais revu jusqu'à maintenant.
L'histoire d'un jeune garçon dans les années 30 et 40, mal aimé par sa mère et sa sœur, père absent, ambiance bien glauque pour un gars simplement en demande d'amour. Relations avec des hommes mûrs, plus ou moins tarifées.
Le héros tombe amoureux d'une jeune fille qu'on voit à peine dans le film, alors que je me souvenais essentiellement d'elle. Je ne m'aperçois qu'aujourd'hui en regardant le générique que cette jeune actrice, Valérie Lechat, était dans mon lycée une classe en dessous. Je me rappelle qu'à l'époque, je lui trouvais un air de ressemblance avec la fille du film, le gars plutôt physionomiste finalement...
Gérard Blain, que l'on voit tel Hitchcock un court instant à la fin du film, était un acteur de la Nouvelle Vague, çà se retrouve dans le jeu des acteurs, dans la mise en scène très sobre, dans l'absence d'acteurs connus.
Certes, le comique du film m'échappe un peu, mais c'est une œuvre émouvante, avec des scènes intenses comme celle ou Paul manifeste sa solidarité avec une femme tondue à la libération, sans aucun voyeurisme.
Et en plus, j'ai revu Valérie Lechat !

dimanche 20 décembre 2015

Death Metal

Sallie Ford et son nouveau groupe entièrement féminin devaient passer à Callac le 15 novembre.
Concert annulé en raison des atrocités du 13.
Très forts les Daesh, réussissent même à faire annuler des concerts de rock en centre- Bretagne.

samedi 7 décembre 2013

Sallie again...

Certes, j'inonde les innombrables lecteurs de ce blog de posts sur Sallie Ford...
Mais bon, c'est quand même la voix féminine la plus rock apparue depuis bien longtemps, avec un look hors du temps qui repose de ce qu'on voit actuellement et une fraicheur qui fait du bien. Et puis çà n'est quand même pas de ma faute si j'aime les brunes frisées à lunettes.
Sallie était hier avec son gang à La Citrouille de Saint-Brieuc. Les happy few présents ont eu la chance d'assister à un concert un peu court, mais avec des chansons parfaitement en place, une set list faisant alterner les titres des deux albums, deux "nouveaux chansons" dont l'une me semble bien tubesque , des reprises de Wreckless Eric et de Dylan, un instrumental surf sympa en début de concert déjà joué à Art Rock ce printemps...



Sallie semblait amaigrie, le groupe était en fin de tournée Européenne et sera de retour aux Etats-Unis (le 18 décembre (concert à Spokane ce jour là et chez eux à Portland (Oregon) les 20 et 21), fatigués donc, sûrement. Jeffrey Munger, le guitariste avait une coiffure très Tom Fogerty chez Creedence Clearwater Revival et a l'air de plus apprécier la Desperados que l'eau en bouteille,  Tyler Tornfelt, comme tout bassiste qui se respecte, était parfaitement discret, mais, quand on regarde les notes de pochette du premier album, on s'aperçoit qu'il joue un peu de tous les instruments "bizarres", comme le faisaient John Entwhistle ou John Paul Jones. Ford Tennis le batteur est de plus en plus barbu.
Le groupe annonce la sortie d'un EP six titres le 17 décembre "Summer EP". Can't wait.... Un titre a été dévoilé, à écouter ici.



dimanche 17 février 2013

Sallie !!!


Après avoir raté Sallie Ford à Rennes en juin 2012 et aux Vieilles Charrues 1 mois plus tard, je désespérais de la revoir passer en Bretagne. Mais la demoiselle et ses acolytes sont annoncés au festival Art Rock 2013.
Le nouvel album est paru, j'attends le vinyle depuis des jours et des jours, mais Fargo Records ne semble pas pressé de l'envoyer.  La patience est une vertu, disait Pierrebean.
Sallie Ford et ses robes trouvées aux puces,  ses lunettes incroyables et une des plus belles voix féminines du rock actuel, avec cette indispensable once de vulgarité et d'insolence. Toujours l'impression qu'elle parle du nez, ou plutôt qu'elle chante du nez. Enfin, discètement quand même. Bref, une voix nasillarde, bluesy, gouailleuse, sexy.  Pourrait chanter le Bottin... M'enfin, on préfère ses compositions et les superbes arrangements fifties de The Sound Outside.
The Sound Outside, un groupe au total non-look au service de Sallie.
Je ne connais pour l'instant que 2 des titres du nouvel album.  "They told me" est très électrique, avec un riff qui me rappelle "Rumble " de Link Wray. "Party Kids" est aussi assez électrique, la production est rock, avec un nettement plus gros son, mais la voix est toujours là, craquante.

Party Kids




Là, on reste plus acoustiques avec un titre inédit en disque enregistré en 2010.
God's away on business