Le pauvre Duffy Power portait ce nom parce que tous les poulains de Larry Parnes, manager de la plupart des premiers rockers Britanniques, leur donnait un nom qui "pétait" : Marty Wilde, Billy Fury... Il n'y avait que Johnny Gentle, accompagné lors d'une tournée en Ecosse par les futurs Beatles, qui portait un nom "soft".
Malgré son nom de super-héros, Duffy à comme toute sa génération été envoyé aux oubliettes par Paul, John et les autres.
Il s'est assez rapidement reconverti dans le Blues Boom naissant, avec une voix tout à fait adaptée. Ce disque fait partie de ces excellentes surprises trouvées dans les bacs à vinyles pas chers, les seuls que je fréquente avec assiduité.
Enregistré probablement vers 1965 d'après les notes de pochette, avec des futures célébrités du genre de John McLaughlin ou de Jack Bruce. Œuvre refusée à l'époque par toutes les maisons de disque, sortie 5 ans plus tard en tentant de jouer sur le nom des accompagnateurs , sans le moindre succès.
On entend un disque typique du R'n'B anglais du milieu des 60's, çà fait penser parfois à Georgie Fame (autre nom débile dû à Larry Parnes), c'est sur certains morceaux très sobre et rêche, genre Blues des campagnes (Leasing Blues), la voix devient celle d'un crooner sur d'autres (It's funny), Duffy me semble être par ailleurs un guitariste tout à fait correct (Louisiana Blues).
Belle voix, accompagnateurs prestigieux, sobriété des arrangements : aucun succès. Faut pas chercher à comprendre. Se souvenir aussi qu'à lépoque sortaient toutes les semaines des disques sublimes.
Le disque, que j'ai acheté aux puces de St-Ouen me semble-t-il, est une réédition de 1986 avec des notes de pochettes très informatives. Le disque original de 1971 s'appelait "Innovations"
Je tente d'entrer dans une périodes dite d'écoute des vinyles (versus la période dite d'achats des vinyles). Vais-je réussir à rester aussi sobre dans mes achats que Duffy Power dans ses arrangements ?
Question aussi fondamentale que totalement futile.
Premier post de ce blog réalisé sous environnement Linux.
Moi, en fait, les pingouins, çà me fait plutôt penser à Fleetwood Mac, ou à Arthur évidemment.
Mon DELL VOSTRO-1000 s'est méluchisé brutalement quand Windows lui a signifié qu'il arrêtait de mettre à jour Vista. Vent de révolte, même si Vista était loin d'être une merveille. On me proposait bien d'installer Windows 10 contre des espèces sonnantes et trébuchante : pas question pour ce pauvre ordi portable de 10 ans d'âge. Mieux valait une cure de jouvence et surtout un allègement du système, qui me permettrait peut être de lutter contre l'obsolescence programmée ayant depuis longtemps atteint Vostro.
Çà faisait longtemps que je tournais autour de l'idée de tester Ubuntu. Un petit tour sur les forums, un petit téléchargement, une gravure sur DVD d'Ubuntu 16 04 2 LTS, une installation finalement assez facile au prix de l'effacement complet de Windows Vista et des données, et je me retrouve avec une machine qui me semble beaucoup moins lente et qui me permettra de surfer, d'écouter de la musique et d'écrire les nombreux posts qui étanchent la soif de culture des innombrables abonnés à ce blog.
L'insoumission est partout en ce jour d'intronisation du mari de Brigitte.
Les soldes nouvelles ont débuté il y aune dizaine de jours, j'ai réussi à aller visiter mon disquaire local préféré dès le premier jour.
Nouveauté cette année : beaucoup plus de vinyles neufs qu'auparavant. Merci au retour du vinyle qui fait un peu baisser le prix du neuf (mais augmenter le prix de l'occasion).
Le prix a toujours fait partie intégrante de mon raisonnement concernant l'achat des disques, çà m'agaçait,çà m'agace encore, de mettre une fortune dans une rareté. Je ne suis pas un vrai collectionneur, même si je suis franchement pathologique face à un bac de vinyles.
C'est en seconde que j'ai découvert mes premiers magasins de disques d'occasions.
Çà a commencé par "L'évasion" un petit magasin situé rue de Vaugirard au métro Pasteur. Un baba barbichu sympa tenait cet endroit où on trouvait toutes sortes d'albums aux alentours de 14 Francs, il vendait aussi des vieux Rock & Folk et autres produits culturels passionnants pour l'ado qui découvrait en même temps les Sex Pistols, Genesis, America et Patti Smith. Pas très loin à pied, boulevard du Montparnasse, presqu'en face de Clémentine Disques (où je ne mettais pas les pieds : trop cher), il y avait Montparnasse Musique, ou j'aurais pu acheter le premier New York Dolls ou le dernier Variations (Café de Paris)si je n'avais pas préféré un double de vieux titres de France Gall (période Philips, avec quelques chansons signées Gainsbourg, mais pas que), écouté par la suite des dizaines de fois.
J'avais déjà perdu toute crédibilité rock...
Il fallait de toutes façons faire un choix, globalement deux disques d'occasion (ou un neuf) par mois. C'était déjà pas mal. Cette manière d'acheter de la musique rend tolérant à la frustration... Je n'achetais quasiment jamais les disques au moment de leur sortie, j'attendais, parfois très longtemps, qu'ils arrivent dans les bacs d'occasion. Certains disques n'y arrivaient jamais. Quand d'autres étaient enfin là, j'avais pu' envie... C'est en partie comme çà que j'ai raté des pans entiers de la culture musicale des années 70 (l'autre raison, c'est que j'avais cru comprendre en lisant R&F que presque toute la musique d'avant les punks de 77 était à rejeter (merci Philippe Manœuvre), on est très influençable quand on a 15 ans....). Je me souviens avoir trouvé "Get Happy" (chef d'œuvre de Northern Soul énervée de Costello)
d'occasion quelques mois après sa sortie. Le début d'une grande histoire d'amour à sens unique.
Tout çà avait un gros inconvénient moral : je ne rapportais pas beaucoup aux artistes. Pas de quoi être fier.
Un petit tour chez ce qu'on appelle chez nous un Cash (ils peuvent être joyeux, faciles voire convertisseurs) m'a permis de rapporter à la maison le "Live In Europe" de Creedence Clearwater Revival, énorme groupe du début des 70's, vite épuisé par la gloire et les tournées, mais restant éminemment respectable tout au long de son existence.
Une de mes sœurs possédait "Cosmo's Factory" dont la pochette m'a intrigué longtemps avant que je ne m'essaie à l'écouter.
Ces rockers avaient l'air cool, ils faisaient du vélo sur la moquette et portaient des chemises à carreau, pas très menaçant tout çà...
Quand je me suis décidé à écouter Cosmo's Factory, j'ai entendu une voix nettement moins douce que celle de Paul ou même de John, çà a été mon premier contact avec un rock brut et âpre, retournant aux origines, oubliant les fioritures mais pas les chansons. Il y avait ce morceau très long au début de la face 1, "Ramble Tamble" une espèce de jam session qui semblait interminable à mes jeunes et impatientes oreilles, mais dont je percevais déjà le côté hypnotique qui continue à me le rendre indispensable. Il y avait "Who'll stop the rain", une des deux seules mais sublimes ballades du disque. Il y avait "I heard it through the grapevine" en version encore plus longue que "Ramble Tamble", dont je n'ai découvert que des années plus tard qu'il s'agissait au départ d'une chanson de Marvin Gaye. Ce groupe savait s'approprier les reprises.
Plus tard, quand je suis arrivé à Paris, j'ai appris que c'était un peu la honte d'aimer ce groupe primitif, surtout fait pour danser dans les boums, CCR était volontiers mis dans le même sac bourrin que Status Quo.
C'est quelques années après, quand Springsteen a dit tout ce qu'il devait à John Fogerty, qu'il a été à nouveau possible d'avouer qu'on aimait çà...
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Le "Live In Europe" est un double album qui dans mon souvenir était disponible en mid-price. Mon copain Vincent P. l'avait, mais on écoutait plutôt Emerson Lake & Palmer et Alice Cooper quand j'allais chez lui le mercredi après-midi, ou Au Bonheur Des Dames, en tout cas pas CCR live in Europe ! Moi, je m'étais acheté, un de mes premier 33 tours, la double compilation Chronicle qui venait de sortir, avait une bonne courte critique dans R'n'F et qui surtout n'était pas chère. Le nerf de la guerre.. Je découvre donc aujourd'hui ce live, enregistré tardivement dans la carrière du groupe, alors que Tom Fogerty était déjà parti et qu'ils fonctionnaient donc en power-trio. Son moyen, très moyen par moment, mais John se défend bien à la seule guitare et on a encore de longues jams qui mettent en forme les joueurs de air-guitar. C'est là.
Morrison ou Janis diraient que c'est pas très chic de décéder à 69 ans, alors qu'à 27... Lemmy a attendu d'avoir juste 70. Bowie va-t-il créer un nouveau club des rock-stars disparues ?
Je n'étais pas un fan hardcore du beau David, mais il faut bien admettre qu'il a fait des grandes choses, surtout, et je suis loin d'être original, dans les années 70.
En guise d'hommage, "A Song For Ziggy" par Jérôme Soligny (spécialiste n°1 en France de Bowie) sur la compilation "Bandes De France Vol. 1" (1981), "Unisex", peut-être la chanson la plus Bowienne de Patrick Juvet et le maitre lui-même reprenant en live en 2003 sa version du Pablo Picasso des Modern Lovers.
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Et puis enfin, le lien pour l'émission de Michka Assayas sur France Inter diffusée quelques heures avant l'annonce de la mauvaise nouvelle, intitulée "Bowie et ses Maitres" (thanks to M-KiKi@labaule.fr).